mardi 14 octobre 2014

Pierrot de Verlaine



Ce n'est plus le rêveur lunaire du vieil air
Qui riait aux aïeux dans les dessus de porte ;
Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas ! est morte,
Et son spectre aujourd'hui nous hante, mince et clair.



Et voici que parmi l'effroi d'un long éclair
Sa pâle blouse a l'air, au vent froid qui l'emporte,
D'un linceul, et sa bouche est béante, de sorte
Qu'il semble hurler sous les morsures du ver.



Avec le bruit d'un vol d'oiseaux de nuit qui passe,
Ses manches blanches font vaguement par l'espace
Des signes fous auxquels personne ne répond.



Ses yeux sont deux grands trous où rampe du phosphore
Et la farine rend plus effroyable encore
Sa face exsangue au nez pointu de moribond.

Paul Verlaine
                                                                        (Jadis)




Pierrot triste, Etat N14, poupées d'art de Léna

J'aime beaucoup les poupées crées par cette artiste russe. Elles sont pleines de douceurs et de délicatesses. Vraiment très belles ! Voici son site : http://www.poupees-art-lena.com



Le Pierrot de Josselin

Une belle surprise faite par mon fils de 6 ans. Il sait que j'aime beaucoup le personnage de Pierrot. Je me suis empressée de l'encadrer et de l'accrocher dans le salon.



Par contre, il ne durera pas dans le temps, les feutres ne résistent pas à la lumière. Tant pis...




Voici l'original :
 "Le Pierrot",  August Macke, 1916




jeudi 9 octobre 2014

Laurence Amélie

Une peintre que j'ai découverte dans la revue Shabby chic, et pour qui j'ai eu le coup de foudre.
Sa palette de couleurs, ses thèmes font totalement partie de mon univers.



















Ces robes me font penser au tutu romantique des danseuses





comme le tutu d'une danseuse de Degas

Pour voir d'autres tableaux de cette artiste et en savoir un peu plus sur elle, voici son site : http://laurence-amelie.com/


mercredi 8 octobre 2014

Hoplite et Kouros

Parfois, le cerveau fait de drôles de comparaisons...

Sur le site "Un homme nu chaque jour", je suis tombée sur cette photo qui m'a fait penser immédiatement à un soldat grec de l'antiquité (hoplite : fantassin lourdement armé) que l'on voit sur les céramiques dites à figure noire, tel cette représentation du dieu de la guerre, Arès.




http://un-homme-nu.com/joli-photo-dun-tres-bel-homme-nu-qui-nous-montre-ses-fesses,2660.html





Arès combattant,
vase à figure noire, VIe siècle av. J-C
Worcester Art Museum



Sur cette autre, que je trouve très belle, le dos et la chute de reins du modèle, m'a rappelé les Kouroï de Samos.



http://un-homme-nu.com/tres-belle-photo-de-fesses-dun-homme-nu-en-noir-et-blanc,2367.html




 





Journée du Patrimoine 2014

Vendredi soir boulot, samedi dodo !

Dimanche matin, vide grenier du Migron au bord du Canal de la Martinière.
Cette brocante, j'essaie de ne pas la rater. Il y a beaucoup d'exposants. En général je trouve des choses intéressantes. Et ce qui ne gâche rien, elle a lieu dans un de mes endroits préférés dans le pays de Retz.
Cette fois, j'ai déniché de la laine, dont des pelotes qui vont pouvoir me servir pour le cache-épaule que je suis en train de tricoter en ce moment. Deux jours avant je n'avais pas trouvé ce que je cherchais dans ma boutique de laine habituelle à Pornic, et pas le temps de courir à Saint Naz... J'adore ce genre de hasard !
Par contre, j'avais l'habitude d'y retrouver un vendeur de livres d'histoires. Cette année il n'était pas là... c'est mon mari qui était heureux : des livres en moins à la maison.






Dimanche après-midi, balade à la chapelle St Vital entre Chauvé et St Viaud. 
Le château de Pornic ça ne sera pas encore pour cette année. Pas eu le temps d'aller réserver les billets d'entrée, et surtout pas envie de me retrouver dans la foule. Quand je fais deux ou trois nuits d'affilées (de 10 ou 11 h. chacunes) à la lumière d'une lampe de chevet,  j'ai besoin de marcher au grand air, et de soleil. Alors quel meilleur endroit que cette petite (pour ne pas dire riquiqui) chapelle au milieu des bois.
C'est un endroit où il règne une ambiance particulière, très paisible, bucolique, ressourçant. Et puis j'y retrouve des chênes, des châtaigniers, des mûriers, des prairies humides : un paysage de bois et de bocage, comme celui de mon enfance chez mes grand-parents à Redon. Un petit paradis.

J'adore prendre les chemins en photos.




































Toujours aussi curieuses !





Après une longue pause

Le petit dernier étant rentré en maternelle, je vais avoir à présent un peu plus de temps à consacrer à ce blog. Il me manquait.

mercredi 29 août 2012

Simca Chrysler 1307

Hier ma cousine m'a offert un numéro d'Autorétro consacré à la meilleure voiture familiale qui est existé pour moi : LA Simca Chrysler 1307 !


Auto retro Hors-Série




Bon quand mes parents l'ont acheté j'avais 7 ans je crois, se devait être en 1977, donc je ne l'aie jamais conduite. Mais j'ai toujours entendu ma mère dire que c'était la meilleure voiture qu'elle est eue (ma mère adore conduire) ... même si elle rajoute aussitôt que c'était un tank pour les manœuvres. Par contre pour le confort, l'espace et la tenue de route, elle était royale.
Moi ce que j'ai retenu c'est l'espace et la grandeur du coffre. Mes parents arrivaient à mettre huit enfants dedans, ma sœur, moi et nos copains-copines, banquette arrière et coffre compris, et en route pour le cinéma de la Fauconnière à Gonesse ou la piscine de Villiers-le-Bel ou la patinoire de Sarcelles... D'accord question sécurité c'était limite, mais quelles joyeuses virées c'étaient... D'ailleurs j'ai eu un double pincement au cœur quand j'ai vu les photos du reportage.


 La voiture est prise devant une piscine "soucoupe volante" (c'est comme ça qu'on l'appelait) entendez de type tournesol qui peut s'ouvrir partiellement l'été comme celle de Villiers-le-Bel, sauf que celle-ci était blanche. On y passait tout notre temps pendant les vacances scolaires, et c'est là qu'on allait avec l'école. Ah nostalgie quand tu  nous tiens...




Mes parents possédaient une Simca 1307 GLS marron, la version de base. La 1307 a été élue voiture de l'année 1976.
 D'après la revue "L'auto-journal" de février 1976, son prix était de 24 240 Frs. (le salaire moyen tournait autour de 1500 Frs). A l'époque mes parents ne pouvaient s'acheter que le bas de gamme et je me rappelle que ma mère aurait aimé une peinture métallisée mais c'était en option. On avait pu quand même, ma sœur et moi, choisir la couleur de la carrosserie : brun lascaux, sorte de marron tirant sur le rouge, couleur bien année 70 ! Par contre je ne me souviens pas du tissu des sièges. Peut-être étaient-ils comme ça :

J'ai trouvé ce numéro d'Auto-Journal de février 1976 qui fait une description très complète de la 1307 GLS, voici ce que le journaliste en dit :


PERFORMANCES ET CONSOMMATIONAprès de nombreux tours à Montlhéry, nous avons obtenu la vitesse exacte de 149,4 km/h, ce qui est très honorable dans la catégorie et très intéressant pour une voiture "dégonflée". Cependant, cette allure de pointe n'est obtenue qu'après une longue lancée, et sur la route, la 1307 GLS ne laisse pas une impression de grande vivacité. Pas génial pour doubler d'où le surnom de "tank" donné par ma mère . Les accélérations enregistrées confirment ce sentiment puisque, départ arrêté, nous trouvons 20s 2/5 aux 400 mètres et 38s aux 1000 mètres. Les reprises depuis 40 en quatrième sont encore nettement moins favorables, la voiture passe aux 400 mètres en 21s 2/5 et au kilomètre en 21s soit 3s de plus que pour les accélérations; en fait, la quatrième semble un peu longue pour la puissance disponible ; cela est aussi facilement décelable en côte ou après le moindre ralentissement. Super quand nous sommes allés à Grenoble et ses environs ! La troisième est un bon rapport qui ne dépasse guère 120 km/h au compteur. L'échelonnement de la boîte est tout de même satisfaisant dans la plupart des cas. Il n'en est pas de même du maniement du levier et surtout de la commande de boîte. nous avons retrouvé cette fois les mêmes défauts que sur les Simca 1100, marche arrière et première dures à enclencher, Je me souviens de ma mère râlant après quelques craquements lors des passages rapides. 

En règle générale, la consommation se maintient dans des limites normales, elle est même spécialement intéressante aux petites allures. A 70 km/h de moyenne, sur le parcours classique de 200 km, nous avons obtenu 7,1 litres. Au cours de l'essai proprement dit, nous avons relevé 9,75 litres à la moyenne de 100,4 km/h. La courbe à vitesse constante s'établit à 7,35 litres à 90 km/h et 11,3 litres à 130 km/h. Elle plafonne à 14 litres à près de 150 km/h. Dans ces conditions, le réservoir, exceptionnellement vaste, de 60 litres, assure une très large autonomie. Il reste toutefois très difficile à remplir et refoule longuement.


SÉCURITÉ. Maman a toujours ressentie une grande sécurité dans cette voiture.
Aucune différence en ce domaine avec la 1308 puisque mécaniquement, la 1307 n'est aucunement dépouillée. Au contraire, comme elle va nettement moins vite, la tenue de route et le freinage ne peuvent que s'en trouver facilités. Sur le mouillé comme le sec la stabilité ne pose aucun problème et les virage ssont franchis rapidement en toute confiance. La voiture est neutre dans les courbes mais elle accuse de façon sensible le vent de travers. L'adhérence des roues avant motrices est très suffisante ; le train arrière est bien maintenu par la barre stabilisatrice.
Le freinage lui aussi nous a donné toute satisfaction tant en efficacité qu'en résistance à l'échauffement. Toutefois à chaud, les roues arrière ont tendance à se bloquer mais sans entraîner de déport important. L'assistance est bien dosée, l'effort à la pédale est modéré. Pour la sécurité, le point le plus discutable est la direction qui manque un peu de précision lorsqu'une manoeuvre tès rapide est nécessaire. D'autre part, malgré sa démultiplication, le volant demeure assez ferme pour les manoeuvres de stationnement. Toujours l'impression de conduire un tank. Heureusement, ce volant gainé est agréable au toucher et il ne glisse pas.


CONFORT GÉNÉRAL.
Nous pensons que la suspension est bien l'élément le plus réussi de la nouvelle Simca. Le nouveau train arrière avec ses ressorts hélicoïdaux absorbe très bien les mauvaises routes avec des différences minimes à vide et en charge. A toutes les places le confort est réel grâce à un bon amortissement sur les dos d'âne en particulier. Ce que maman a toujours mis en avant.

A l"intérieur, la place est bien étudiée et les sièges plus petits de la 1307 permettront de gagner quelques centimètres en longueur. En revanche, ces sièges sont un peu rudimentaires pour le garnissage et les dossiers réglables mais dépourvus d'appuis-tête sont un peu courts. La course des sièges avant permet aux personnes de grande taille de s'installer confortablement, mais pour le conducteur, l'accessibilité est un peu difficile à cause du volant plutôt bas. A l'arrière aussi, la place pour les jambes est tout à fait convenable. Le fait que se soit une banquette et non la forme de 3 sièges faisait gagner beaucoup de place. Si on revenait à ce principe dans les familiales, je pense qu'on pourrait mettre plus facilement deux sièges auto et un réhausseur à l'arrière.
L'insonorisation est aussi une réussite car le moteur Simca n'était pas réputé pour son silence. Même sur la GLS, la mécanique ne se fait pas trop entendre à l'intérieur ni sur les intermédiaires ni même à la vitesse maximale. La carrosserie sait rester discrète dans le vent, on entend seulement quelques bruits de roulement sur mauvais revêtement et aussi des bruits de transmission.
Par rapport aux deux autres voitures de la gamme, la 1307 GLS se distingue par un tableau de bord plutôt sommaire. Il comporte toutefois deux totalisateurs, un compteur bien lisible mais le cadran de gauche doit se contenter d'une jauge à essence et d'un thermomètre d'eau. On trouve aussi un allume-cigares et une lunette arrière dégivrante. Le comtpe-tours, la montre, la console centrale ont disparu ainsi que les petits cadrans de contrôle. Sur ce modèle de nombreux accessoires sont proposés en option depuis les phares à iode H4 jusqu'au pare-brise feuilleté en passant par les lave-glace de phares, les vitres teintées et les appuis-tête. On ne peut pas obtenir les glaces avant électriques ni un avertisseur sonore digne de ce nom, celui de série étant anémique.
Comme sur toutes les nouvelles Simca la visibilité est très bonne vers l'avant ainsi que les côtés, un peu moins convaincante vers l'arrière à cause de la forte inclinaison de la lunette. Il ne faut néanmoins pas trop se plaindre d'autant plus que le désembuage est efficace. La transformation de l'arrière, c'est-à-dire le basculement de la banquette, s'effectue très facilement pour obtenir une surface plane importante. Faisant du camping en Auvergne, les voisins de notre emplacement n'en revenaient pas de tout ce que mes parents avaient pu mettre dans le coffre : une grande tente 4 places plus tout le nécessaire au confort de 4 personnes. D'autre part, nous ne voyons pas les avantages de la tablette arrière repliable en deux parties et amovible d'autant qu'elle ne suit pas automatiquement le hayon : chaque fois que l'on veut charger un objet, il faut la manœuvrer au préalable. Enfin, que faire de cette tablette lorsque tout est replié ? Il faut la placer à l'extrême-arrière et son épaisseur fait perdre pas mal de place. La solution de la tablette collée contre le dossier arrière semble préférable. Je me rappelle de cette tablette.
A l'avant, l'accessibilité mécanique est bien meilleure que sur la 1100, ce qui n'est pas très difficile. Malheureusement, le sens d'ouverture du capot a changé et il est maintenant dans le mauvais sens, contre le vent, avec une seule sécurité. De plus, il n'est maintenu ouvert que par une tringle que, voilà une vingtaine d'années, nous qualifiions déjà archaïque. Un bon point pour terminer, les pare-chocs en plastique armé, inspirés de ceux de la Renault 5, sont robustes et efficaces ; ils ne déformeront pas la carrosserie en cas de recul puisqu'il n'y a pas de tôle derrière. Malheureusement, les gros phares efficaces et coûteux demeurent exposés aux chocs ainsi que les feux de signalisation arrière d'autre part très complets.



CONCLUSION.

La 1307 GLS possède la plupart des avantages de ses soeurs mais les performances ainsi que l'équipement ont dû être quelque peu malmenés. La vitesse de pointe reste largement suffisante mais la nervosité en quatrième laisse plutôt à désirer. Les qualités routières sont intactes et la consommation se trouve dans une fourchette satisfaisante. Dans le domaine de la présentation et de la finition cette voiture fait assez pauvre surtout de l'intérieur où le plancher de bord est un peu trop dénudé. Grâce à son prix intéressant elle peut néanmoins intéresser toute une couche de clientèle plus séduite par la place intérieure et les possibilités de chargement que par les performances ou la finition, superflue à ses yeux. Bien souvent les modèles de base ont du mal à se vendre ; toutefois les circonstances économiques et les limitations sont telles que bien des acheteurs séduits par la GT se contenteront de la GLS. Elle leur rendra les mêmes services à peu de choses près.



Bernard CARAT


Pour d'autres renseignements sur cette formidable voiture j'ai trouvé un chouette site : www.clubsimca.fr, il donne même la gamme des couleurs de carrosserie par modèle, c'est comme que j'ai trouvé le nom du marron "brun lascaux".
Et le blog de Phédor, une vraie mine d'or pour les passionnés de voitures anciennes : http://club.doctissimo.fr/phedor/tags/simca-1307-gls/ . C'est grâce à lui que j'ai pu retrouver ce numéro d'Auto-Journal sur le Bon Coin. Par contre je n'ai pas l'impression qu'il publie de nouveaux posts.